Plan d’entraînement marathon en 16 semaines pour ton premier 42,2 km
Quatre sorties par semaine, chaque séance écrite noir sur blanc, d’une sortie longue de 12 km jusqu’à la ligne de départ. Imprime-le, suis-le, et lis la suite pour comprendre pourquoi chaque semaine est construite ainsi.
À qui s’adresse ce plan
Ce plan sert à bien finir un marathon, pas à courir après un chrono. Il suppose que tu cours déjà trois fois par semaine, que tu tiens 8 km sans t’arrêter et que tu fais environ 20 à 25 km sur une semaine normale. Si ce n’est pas encore le cas, prends d’abord six à huit semaines pour y arriver. Attaquer un plan marathon à partir de zéro, c’est le moyen le plus sûr de te blesser en semaine 5.
Il te faut quatre jours de course et environ 30 minutes pour une séance de renforcement. La sortie longue tombe le dimanche. Si ta semaine est organisée autrement, l’ordre compte plus que les jours : garde toujours au moins un jour facile entre la séance dure et la sortie longue.
Le plan, semaine par semaine
| Semaine | Mar | Jeu | Sam | Dim | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| 1Foncier | Footing + lignes droites6 km · 4×20 s | Footing6 km | Footing5 km | Sortie longue12 km | 29 |
| 2Foncier | Footing + lignes droites6 km · 6×20 s | Footing7 km | Footing5 km | Sortie longue14 km | 32 |
| 3Foncier | Fartlek7 km · 8×1 min | Footing7 km | Footing6 km | Sortie longue16 km | 36 |
| 4Allègement | Footing + lignes droites5 km · 4×20 s | Footing5 km | Footing4 km | Sortie longue11 km | 25 |
| 5Développement | Seuil8 km · 2×10 min | Footing7 km | Footing6 km | Sortie longue18 km | 39 |
| 6Développement | Fractionné9 km · 5×1 km | Footing8 km | Footing6 km | Sortie longue20 km | 43 |
| 7Développement | Seuil9 km · 3×10 min | Footing8 km | Footing7 km | Sortie longue22 km | 46 |
| 8Allègement | Footing + lignes droites6 km · 6×20 s | Footing6 km | Footing5 km | Sortie longue15 km | 32 |
| 9Spécifique | Fractionné10 km · 6×1 km | Footing8 km | Footing7 km | Sortie longue, fin rapide24 km · +5 km | 49 |
| 10Spécifique | Seuil11 km · 2×15 min | Footing9 km | Footing7 km | Sortie longue27 km | 54 |
| 11Spécifique | Fractionné11 km · 5×1600 m | Footing9 km | Footing8 km | Sortie longue, fin rapide29 km · +8 km | 57 |
| 12Allègement | Footing + lignes droites7 km · 6×20 s | Footing7 km | Footing6 km | Sortie longue19 km | 39 |
| 13Spécifique | Allure marathon12 km · 3×3 km | Footing9 km | Footing8 km | Sortie longue30 km | 59 |
| 14Spécifique | Fractionné11 km · 6×1 km | Footing9 km | Footing8 km | Sortie longue, fin rapide32 km · +6 km | 60 |
| 15Affûtage | Seuil9 km · 2×10 min | Footing7 km | Footing6 km | Sortie longue21 km | 43 |
| 16Semaine de course | Allure marathon8 km · 3×2 km | Footing5 km | Décrassage4 km · 4×20 s | Marathon42.2 km | 59 |
Lundi et vendredi sont des jours de repos. Le mercredi, 30 minutes de renforcement. « +5 km » sur une sortie longue veut dire : les 5 derniers km à allure marathon.
Tu veux ce plan calé sur ta semaine ?
Paceo construit ce plan autour des jours que tu as, place chaque séance dans ton agenda avec les allures, et l’ajuste chaque matin selon ton sommeil et ta récupération.
Comment les 16 semaines sont construites
Le plan se découpe en quatre cycles de quatre semaines. Dans chacun des trois premiers, le volume monte pendant trois semaines puis baisse d’environ un tiers. Cette quatrième semaine n’est pas une semaine off. C’est là que ton corps assimile le travail des trois précédentes, et la sauter, c’est comme ça qu’une bonne progression finit en tendinite d’Achille.
La sortie longue gagne 2 à 3 km par semaine, jamais plus. Elle culmine à 32 km en semaine 14, trois semaines avant la course : assez long pour apprendre à tes jambes et à ton estomac ce que fait la troisième heure, et assez tôt pour t’en remettre complètement.
Le dernier cycle est différent. Les semaines 15 et 16 sont l’affûtage : le volume descend à environ 70 % et la semaine de course se résume à trois sorties courtes avant le départ, mais la séance de qualité reste, en version raccourcie. Baisser l’intensité en même temps que le volume, c’est l’erreur classique de l’affûtage, et tu te retrouves sans jus le jour J.
Les séances expliquées
- Footing
- Allure conversation. Tu peux parler en phrases complètes. C’est l’essentiel du plan, et ça doit paraître presque trop lent.
- Lignes droites
- Après un footing, 4 à 6 accélérations de 20 secondes jusqu’à une allure rapide mais relâchée, en revenant en marchant entre chaque.
- Fartlek
- Au milieu d’un footing, de courtes relances à l’allure que tu tiendrais sur environ 5 km, avec autant de footing entre elles.
- Seuil
- Difficile mais contrôlé. Tu peux dire quelques mots, pas une phrase. À peu près l’allure que tu tiendrais en course pendant une heure.
- Fractionné
- Des répétitions à peu près à ton effort de course sur 10 km, avec 2 à 3 minutes de trot entre chaque.
- Allure marathon
- L’effort que tu comptes tenir le jour de la course. C’est en la travaillant que l’allure spécifique devient familière.
- Sortie longue
- En endurance du début à la fin. Ce qui compte, c’est le temps passé sur les jambes, pas la vitesse.
Gérer l’allure sans tableau d’allures
Un premier marathon se court aux sensations, pas avec un chiffre sorti d’un calculateur. Fais le test de la parole : en footing et en sortie longue, tu dois pouvoir tenir une conversation. Si ce n’est pas le cas, ralentis, quitte à marcher dans les côtes. La plupart des débutants courent leurs footings trop vite et leurs séances dures trop lentement, et finissent avec toutes leurs sorties dans le même entre-deux fatigant.
Pour trouver ton allure marathon pour les séances spécifiques, cours un 10 km ou un semi vers la semaine 10. Ton allure marathon, c’est à peu près ton allure 10 km plus 40 à 50 secondes au km, ou ton allure semi plus 20 à 25. Pour un premier marathon, prends le haut de la fourchette.
Renforcement et jours de repos
Le renforcement du mercredi est court et volontairement ennuyeux : deux ou trois tours de fentes bulgares, goblet squats, montées sur pointes, leg curl assis si tu as accès à une salle, et gainage. Des mollets et des hanches solides, c’est ce qui empêche les sorties longues de se transformer en liste de blessures. Passe à un seul tour en semaine d’allègement et zappe-le complètement la semaine de course.
Lundi et vendredi, c’est du vrai repos. Une marche, oui. Une sortie de plus, non : le volume du plan est calculé avec ces jours-là vides.
Quand le plan rencontre la vraie vie
Tu vas rater des séances. Déplacements pro, rhumes, mauvaises nuits : ça arrive à tout le monde. Une sortie ratée : laisse tomber, ne la rajoute pas le lendemain. Une semaine ratée : refais la dernière semaine que tu as faite en entier. Malade avec de la fièvre : pas de course tant qu’elle n’est pas passée, puis deux jours faciles avant la prochaine séance dure.
C’est là qu’un plan imprimé atteint ses limites. Il ne sait pas que tu as dormi quatre heures, que ton jeudi a sauté ou que ta course a été décalée d’une semaine. Paceo construit la même structure que ce plan, adaptée aux jours que tu as vraiment, et déplace les séances chaque matin selon ton sommeil, ta VFC et ton agenda. Pour voir en détail comment il planifie un marathon, la page marathon explique tout.
La semaine de course et le jour J
Les deux jours avant la course, mange plus de glucides, environ 8 g par kg de poids de corps par jour, et réduis les fibres. N’essaie rien de nouveau : de nouvelles chaussures, un nouveau gel ou un nouveau petit-déjeuner le matin de la course, c’est comme ça qu’on gâche une bonne préparation.
Pars plus lentement que ce qui te semble juste. Les 5 premiers km doivent paraître faciles, presque frustrants. Prends 30 à 60 g de glucides par heure dès la première demi-heure, en l’ayant testé sur tes sorties longues, et bois à la soif. Si tu te sens encore bien au 30e km, c’est le moment d’accélérer.
Questions fréquentes
- 16 semaines, c’est suffisant pour préparer un premier marathon ?
- Oui, si tu pars d’une base : trois sorties par semaine et environ 20 à 25 km hebdomadaires. Seize semaines te donnent trois cycles complets de progression et deux semaines d’affûtage. Avec une base plus faible, ajoute d’abord six à huit semaines de footing.
- Combien de kilomètres par semaine au plus fort du plan ?
- Environ 60 km, en semaine 14. La plupart des semaines sont entre 35 et 55 km. C’est assez pour un premier marathon serein, sans le risque de blessure des plans à gros kilométrage.
- Faut-il courir les 42 km à l’entraînement ?
- Non. La plus longue sortie fait 32 km, trois semaines avant la course. Courir plus loin à l’entraînement coûte plus en récupération que ça ne rapporte en forme, et l’affûtage plus l’adrénaline du jour J couvrent les 10 derniers km.
- Et si mes 32 km me prennent plus de trois heures ?
- Plafonne à trois heures et arrête-toi là. Au-delà, le temps passé sur les jambes ajoute de la fatigue plus vite qu’il n’ajoute de la forme. Même règle pour les sorties de 29 et 30 km.
- Je peux alterner course et marche ?
- Oui. Courir 4 à 9 minutes et marcher 1 minute est une façon tout à fait légitime de finir un marathon, souvent plus rapide que de courir jusqu’à exploser. Entraîne-toi sur tes sorties longues avec le même ratio que celui que tu prévois en course.
- Je peux mettre la sortie longue le samedi ?
- Oui. Décale tous les jours d’un cran pour qu’un jour facile sépare toujours la séance dure de la sortie longue. Paceo le fait automatiquement quand tu lui indiques tes jours d’entraînement.
Ton marathon, planifié autour de ta vie
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